Voyage en Arctique (3/3)

Notre voyage s’est très bien passé, les itinéraires et étapes étaient bien choisis. Nous avons pris notre temps, rouler de longues distances à allure modérée n’est pas épuisant, et nous avons vraiment pu profiter des paysages.


Par contre, la moindre source d’inconfort peut s’avérer très pénible, il faut donc avoir un équipement adapté et un vélo sur lequel on se sent bien. La prochaine fois, je m’équiperai d’un sac sous la selle plutôt que d’un sac à dos. Si celui-ci n’est pas inconfortable en lui-même, il alourdi le haut du corps de 5 kgs, et j’en ai ressenti les effets avec des gênes à la selle et aux genoux. Il vaut mieux placer ce poids supplémentaire sur le vélo, pour ne pas surcharger les points d’appui du corps sur le vélo.
Nous avons été plutôt chanceux côté météo, dans une région où la pluie est la norme. Il a réellement plu que durant notre deuxième étape.

Le seul imprévu est intervenu le dernier jour. Nous avions prévu de faire seulement 25kms pour rejoindre un bus pour Kiruna, afin d’être dans les temps pour prendre notre avion qui décollait l’après-midi. Nous avions en plus déjà fait cette route (Kiruna–>Narvik, 160kms) le 1er jour.


Arrivé 20 minutes en avance, nous nous changeons et attendons le bus tranquillement … bus qui ne passera jamais … Il a fallu improviser pour ne pas avoir comme seul choix d’être ruiné par une longue course de taxi. Enfin, pas vraiment improviser mais plutôt prendre un risque, puisque nous savions qu’il y avait un train qui effectuait cette route, mais nous savions également que ces trains interdisent strictement les vélos à bord…
La gare de Rombak se trouve à 15kms, et nous avons un peu plus d’une heure pour y parvenir avant le passage du train. Tranquille. Nous nous lançons donc, en basket, avant de nous rendre compte qu’aucune route ne mène à cette mystérieuse gare ! Nous nous embarquons sur un chemin forestier, qui grimpe dans la montagne à plus de 10% sur plusieurs kilomètres… le temps file, et nous devons monter à bloc pour avoir une chance d’attraper le train. Après un rally sur des chemins et sentiers, en basket sur un vélo de route, nous arrivons 2 minutes avant le passage du train…
La porte s’ouvre, un contrôleur surgit face à nous et s’exclame directement « Pas de vélo à bord ! » Nous tentons d’expliquer la situation, mais il se montre inflexible. Le train va partir. Je force le passage et monte dans le train en disant au contrôleur « laissez nous monter, on discutera après ». Le train est vide. Devant l’absurdité de la situation, le contrôleur suédois retrouve soudain du bon sens, oubliant la règle (qui dicte le comportement des suédois …), et disparait. Il s’en ai fallu de peu pour que l’on reste à quai, perdu dans la pampa, avec aucune chance d’attraper notre avion !

La gare de Rombak,perdue dans la montagne. Aucune route n’y mène, et apparemment cet arrêt n’est utile qu’à quelques randonneurs …

Notre dernière sortie jusqu’à l’arrêt de bus, avant de devoir grimper jusqu’à la gare … il nous aura fallu une heure pour faire ces 15 kms supplémentaires …

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