Trofeu Costa Vicentina UCI 2.2 : 3 top 20

Une semaine après la course, retour sur cette épreuve éprouvante, avec une 1ère étape finalement longue de 220 kms, et 190 kms pour la seconde. Le niveau était plus élevé que les épreuves précédentes, avec près de 180 coureurs issus du niveau « continental », la 3ème division mondiale du cyclisme.

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Nous longeons la côte en début d´étape

Le scénario fut long à se dessiner sur la 1ère étape, avec une allure très rapide durant 80kms, avant qu´une échappée d´une quinzaine de coureurs ne fassent le break. Notre représentant hollandais Yannick Jannsen, bien en jambe a accroché ce bon wagon. La suite est classique, avec un peloton qui augmente son allure crescendo, alors que la météo tourne au vinaigre pour la première fois en 3 semaines au Portugal. Violentes averses, des températures qui chutent et un peloton qui grelotte.

Je me sens plutôt bien malgré ces conditions, j´ai connu bien pire en France certains week-end de mars … comme un certain Anemasse Bellegarde en 2013 avec 3 degrés et une pluie glaciale, ou encore des courses comme Les Boucles de l´Artois… qui endurcissent ! Il fait 10-12 degrés et même mouillé, j´ai simplement froid sans être congelé.

Je me surprend même à suivre quelques attaques dans le dernier GPM roulant après 190 kms de course. Nous sommes encore une petite centaine pour la place de 4 sur les talons des 3 échappées rescapés. Le dernier km est dangereux : 700m en descente, virage à angle droit avec l´arrivée 400m plus loin. Je me fais violence pour me placer et suis dans les 10 premiers dans la descente lorsqu´une chute se produit à côté de mois. Je dois me déporter brutalement sur le côté de la route, et perd beaucoup de place … chute évité mais top 10 voire top 5 envolé … Je finis quand même 19ème de cette étape qui aura laissé des traces !

Doublé des polonais d´Active Jet
Doublé des polonais d´Active Jet

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La 2ème étape fut vraiment sélective, avec une succession de montées et descentes techniques à partir du km 110. Le peloton explose complètement, autant dans la descente que dans les montées, et il faut vraiment s´accrocher physiquement et mentalement pour rester au contact. vicentina11

Dans le principal GPM, la pente est un peu trop raide (7-8%) pour moi, mais je gère bien mon effort et bascule dans un second groupe d´une quinzaine pas très loin du premier peloton réduit à une vingtaine de coureurs.vicentina12 vicentina15

Nous faisons la jonction après une descente sinueuse complètement folle, du pilotage de vélo pendant 25 kms ! Comme tout le monde, je souffre beaucoup mais je sens que j´ai la fraîcheur nécessaire pour aller loin dans l´effort. Il faut dire que je très peu roulé en Suède la semaine précédente pour arriver frais sur cette course. Un choix qui s´est avéré payant sur ces deux jours vraiment éprouvant.

Le miracle David de La Fuente

Il reste 25kms, et notre maigre peloton avance péniblement vent de face. Personne ne peut faire la différence à ce moment là, sauf un coureur. L´orage gronde et ne pas tarder à éclaté au dessus de nous. Dans une montée courte mais raide, un coureur se dresse sur le pédale et laisse tout le monde sur place. C´est David de La Fuente, ancien porteur du maillot à pois sur le Tour de France, qui nous gratifie d´un numéro ahurissant. L´ex-coureur de Saunier Duval et de toutes les équipes sulfureuses que le cyclisme a compté ces 10 dernières années, résistera seul vent de face à notre groupe qui donne pourtant tout ce qu´il lui reste dans la poursuite.

Les américains d´Axeon, et russes de Lokosphinx ont attaqué le maillot jaune polonais
Les américains d´Axeon, et russes de Lokosphinx ont attaqué le maillot jaune polonais

L´orage éclate, nous roulons sur 5 centimètres d´eau, avant que la grêle ne prenne le relai. Paysages de course épique, assez surréaliste. Comme la veille, je déteste l´arrivée : 3 kms de descente sinueuse, type « Poggio ». Pourtant, comme les autres, je me jette dedans à corps perdu, je suis dans les 5 premiers avant les premiers virages. Mais 2 coureurs partent à la faute devant moi, et je fais un tout droit dans l´herbe. Le temps de me remettre dans le sens de la marche, je suis repoussé en fond de groupe et termine 18ème.

Le portugais Guerrero d´Axeon fait coup double, étape et général
Le portugais Guerrero d´Axeon fait coup double, étape et général

Il m´aura donc manqué ce brin de réussite dans le finish de chaque étape pour enregistrer un top 5 ou 10 qui me tendait les bras, mais je retiens surtout un week-end avec de bonnes sensations, tant physiquement que techniquement, ce qui m´aura notamment permis d´accrocher ce premier groupe de 25 coureurs la seconde étape.

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