Tour du Maroc, étapes 8 et 9.

Etape 8 : Tetouan-Tangier, 104 kms

Après un long transfert le matin le long de la côte Nord, nous prenons le départ d´une étape courte et montagneuse. Sans doute celle qui va sceller le classement général. A l´image de la veille, notre but est de prendre l´échappée avant les cols.

J´attaque dès le km 0 et ouvre la route quelques kms en compagnie de T.Vauberzeix (Veranclassic-Ekoi), un baroudeur aguerri. Nous sommes repris puis les attaques fusent pendant une dizaine de kms. Les Turcs sont à l´ouvrage derrière les Marocains qui ne cessent d´attaquer. Je contre lors d´un regroupement et je pars seul, puis rejoint T.Vauberzeix, qui était seul à l´avant. C´est la bonne échappée, le peloton ralentis pour al 1ère fois de l´étape. Mais pas pour longtemps … Nous abordons le principal col de la journée avec 1 minute d´avance, et le peloton reviens très fort. J´essaye de gérer ma montée et laisse filer T.Vauberzeix qui marche très fort. J´espère profiter de cette petite avance pour basculer avec les meilleurs. Le peloton m´avale à 1km du sommet, à une vitesse folle avec ce vent de dos. Je ne peux pas accorcher le 1er wagon d´une vingtaine de coureurs, d´autant plus que la route continue à monter après le sommet. Un panneau sur le bord de la route indique « attention, brouillard fréquent » : effectivement, on ne voit pas à 10m ! J´ai laissé beaucoup de forces dans l´échappée et je suis vraiment à la peine. Je reste cependant dans ce second peloton, alors que nous plongeons sur la mer à 90 km/h ! Le soleil brille enfin et la méditerranée est superbe.

A 30 kms de l´arrivée, il y a ainsi 25 coureurs en tête, puis notre groupe d´une trentaine de coureurs. Je pense alors rentrer tranquillement dans ce peloton, mais certains coureurs téméraires décident d´attaquer notre « gruppetto », même si nous sommes loin de la tête ! Cela m´agace vraiment et je ne rentre pas ce jeu très couteux en énergie… pour une 25-30ème place…Je finis donc dans mon groupe tranquillement, loin derrière les deux ex-pros Marczinski et Gusev qui se sont défait des Marocains et des érythréens, principales représentants du 1er groupe. Classements

Etape 9 : Souk Elarba – Kenitra, 148kms

Folklore d´avant course, tous les coureurs mangeons dans un restaurant traditionnel marocain perdu dans la campagne, Nous ne savons pas trop ce que nous mangeons, mais c´est délicieux ! Il est amusant de voir la plupart des équipes africaines manger avec les mains dans le plat commun posé au milieu de la table ! Nous n´avons d´ailleurs pas d´assiette, seulement un gros pain bagnat ! Comme à chaque départ, des musiciens  mettent l´ambiance. Ce « folklore » nous permet de découvrir la culture local, d´autant plus qu´il est bien mis en avant par ces organisateurs de courses « exotiques ».

Les jambes sont dur au départ après les efforts des deux journées précédentes, où j´ai pu m´échapper plus ou moins longtemps. le profil est tout plat, le soleil brille, 25 degrés et peu de vent, c´est la journée idéale pour récupérer un peu et tenter de nouveau ma chance dans un sprint massif très probable. La 1ère heure de course est parcourue à près de 50km/h de moyenne, tout le monde veut être dans l´échappée ! Finalement 7 coureurs se font la malle, avec mon coéquipier américain Barry Miller. Originaire de New-York, il vient de la piste où il a collecté d´excellents résultats aux Etats-Unis et sur des six jours en Europe. Il s´est lancé désormais sur la route, et montre déjà de belles choses ! Mais plusieurs équipes dont les italiens veulent un sprint et imposent un bon tempo avec les turcs, et Skydive Dubai, qui font visiblement cause commune.

Nous arrivons dans la ville de Kenitra, et la foule est impressionnante ! Il y a plusieurs rangée de personnes massées derrière les barrières, hurlant à l´arrivée du peloton. Ce sprint, vent de face, est vraiment houleux : des vagues de coureurs remontent de part et d´autres, nous frôlons la chute collective plusieurs fois. Je remonte dans les 3 premières positions mais il reste encore 2kms, et rétrograde dans le ventre mouvant du paquet. Je ne retrouve pas l´ouverture et dois me contenter de la 23ème place, d´un sprint dominé par le solide norvégien Eidsheim. Classements

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