Tour du Maroc

Avec seulement une semaine d’entraînement dans les jambes, j’ai pris le départ vendredi de mon 3ème Tour du Maroc consécutif. Course UCI 2.2 de 10 étapes, accueillant une grosse vingtaine d’équipes, son parcours est varié et toujours pimenté par le vent et les montagnes. Pour une reprise, c’est corsé.

Mon but était de finir les premières étapes sans encombre afin de voir si je peux élever mon niveau et faire quelque chose plus tard dans la course. N’ayant quasiment pas fait d’intensités depuis un mois, je m’attends à souffrir. Je ne peux toujours pas serrer le guidon, et ne peux donc pas sprinter. J’espère surtout finir ces 10 jours de course en bonne santé, et je sais que j’en récolterai les fruits plus tard.

Et c’est déjà raté. A 20 kms de l’arrivée de la 1ère étape, très mouvementé à cause du vent, je suis dans un résidus de peloton lorsqu’une rafale de vent balaie les coureurs devant moi, qui s’accrochent les uns les autres. Je ne peux les éviter et tombe violemment. Je suis vraiment dégouté d’autant de malchance. Je n’ai pas chuté de toute la saison 2016, et quasiment pas auparavant, et voilà que je suis pris dans une chute le jour de ma reprise, un mois après le 1er accident de ma vie … Une spirale négative qui me plombe le moral. Je me relève et constate les dégâts : j’ai mal un peu de partout, et ma selle n’est plus sur mon vélo. Je la retrouve un peu plus loin, la mets dans ma poche, et termine péniblement les 20 derniers kms sans selle. Arrivée longtemps après le vainqueur russe, écorché de partout et avec une bonne fracture du morale, je trouve un chaperon qui m’attend pour un contrôle anti-dopage… après avoir eu la chance d’être tiré au sort. Eclaircie pour l’équipe, mon coéquipier hollandais Yannick, à l’aise dans les bordures finit dans le top 10.

Nouveau vélo !

La deuxième étape fut une nouvelle fois très nerveuse à cause du vent, avec de multiples tentatives de bordures. Il y a eu peu de répit, plusieurs équipes morcelant tour à tour le peloton. Mais le vent de face dans le final favorise un regroupement, et l’étape se dispute au sprint massif. Je franchis la ligne en queue de peloton, sans prendre de risque. Une journée où j’ai beaucoup souffert, tant des multiples contusions de la chute d’hier que du rythme saccadé.

Il reste 8 étapes et de nombreuses difficultés…

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