Pas loin du compte !

Étape 7 : Taroudant-Agadir, la plus courte du Tour avec seulement 120kms. Après la longue et difficile étape de la veille, le peloton, emmené par les italiens de Williers, contrôle sans problème l’échappée. Il y a un peu de tension à cause du vent, et nous restons groupés à l’avant. Dans le final, nous effectuons un bon travail pour notre sprinteur Jacob Tipper qui est idéalement positionné mais est victime d’une crevaison à l’amorce du sprint ! Dommage car il était en confiance, après avoir battu l’ogre Marezcko, qui s’est rattrapé en gagnant une 4eme étape.

Étape 8 : Agadir-Essaouira, 170 kms vallonnés et exposé au vent. Une étape pour baroudeur et sans doute la dernière chance pour des changements au général, avec des cols de 1ère et 3ème categorie à franchir. C’était une étape que j’avais coché, une des seuls où j’ai carte blanche, aidant notre sprinteur sur toutes les autres étapes. C’est le rôle auquel j’aspire cette saison, rouler pour les 2 nouveaux excellents sprinteurs de l’équipe (l’anglais Jacob Tipper et le néerlandais Roy Eefting), et avoir carte blanche sur les courses non promises à un sprint massif.

Motivé, j’accompagne des le départ pas mal de coups, avant de me calmer, alors que nous progressons vent de face sur une large route.

Je sais qu’après une trentaine de kms la route se rétrécit et le vent devient davantage de côté, beaucoup plus propice à une échappée, que tout le monde convoîte aujourd’hui.

Et bingo ! Je fais quelques efforts au moment voulu et nous partons à 4 pour un long rallye en tête de course. J’ai de bonnes sensations et l’échappée est forte et homogène, avec le slovaque P.Tybor, 2ème du général en 2016, l’italien M.Coledan, solide gaillard qui portait les couleurs de l’équipe World Tour Trek-Segafredo ces derniers années avant de rejoindre Williers, et un hongrois que je ne connais pas, mais qui s’avère être un bon rouleur.

Nous maintenons une bonne allure malgré le vent de face qui ralentira notre progression toute l’étape. Notre avance tourne autour de 4 minutes avant de baisser rapidement suite au dernier col à 40kms de l’arrivée, où les attaques secouent le peloton.

Nous n’avons qu’1’30 d’avance à 25 kms de l’arrivée, ce qui semble insuffisant sur de longues lignes droites vent de face, face à un peloton lancé à nos trousses. Mais nous en avons encore sous la pédale et je suis impressionné par le rythme que nous arrivons à maintenir.

Nous conservons encore minute d’avance à environ 5 kms de l’arrivée, mais à 3kms de l’arrivée, M.Coledan nous surprend et lance une attaque monstrueuse. Je réagis une seconde trop tard et ne peut prendre son aspiration. Après un sprint d’au moins 500 mètre, je viens mourir à 10 mètre de sa roue, mais il ne ralentit pas ! J’explose et doit me résoudre à attendre mes deux compagnons d’échappée, qui sont aussi cuits que moi. Après avoir été en parfaite synergie toute l’étape nous tergiversons dans les deux derniers kms vent de face, et le peloton est sur nos talons. Nous devons lancer le sprint de loin, j’entrevois la deuxième place jusqu’à 20 mètre de la ligne mais les 3 premiers sprinteurs du peloton me passent d’un souffle sur la ligne. Je termine 5ème et notre sprinteur Jacob Tipper est 4ème.

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