Tour des Fjords Etape 2

La seconde étape était la plus longue, avec 203kms entre Eidfjord et Haugesund. Comme la veille, le profil est vallonné avec 2200m de dénivelé positif.

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Le scénario est identique, avec une première heure de course parcourue à 48km/h de moyenne. Tout le monde veut être dans l’échappée : les plus petites équipes, qui souhaitent anticiper l’allure infernale dans le final, jouer les classements annexes, et … montrer le maillot à la télé. Le Tour des Fjords est diffusée en direct sur une chaîne publique norvégienne, et en différé sur Eurosport dans 47 pays européen. Ce qui influence la course, en offrant une visibilité importante aux sponsors norvégiens.D’autre part, la retransmission télé offre un spot publicitaire gigantesque à la région des Fjords, avec des paysages à couper le souffle. Je n’ai d’ailleurs pas assez pas de mots pour qualifier la beauté des parcours. De l’eau, des montagnes, du soleil, une nature sauvage et préservée présentent pour moi le cocktail d’un parfait paysage. Je savoure ces moment, tout comme l’ensemble de la caravane de la course.Avec le vent qui souffle de face, la course est un peu plus « facile » aujourd’hui.  L’Ethiopien T.Grmay fait un véritable numéro en résistant longtemps au peloton après 160kms d’échappée. Mais Alexander Kristoff, seulement 5ème la veille, veut cette étape et la machine Katusha se met en route. Mes jambes répondent correctement, et je parviens à remonter plusieurs fois à l’avant du paquet. Le final est en descente et nous roulons à plus de 60km/h, ce qui ne me convient pas vraiment. Je n’arrive pas à rester devant et rétrograde dans la meute. Je termine 33ème, sans avoir pu me mêler au sprint, remportée par le héros et favoris norvégien A.Kristoff, qui s’empare du maillot jaune.

Anecdote du jour, j’ai battu mon record de vitesse avec une pointe à 104,8 km/h ! J’avais déjà vu la veille que les descentes étaient parfois ultra rapide, avec un max de 98km/h, mais j’ai dépassé pour la première fois les 100km/h hier !


Tour des Fjords Etape 1

Après un magnifique road trip depuis la Suède à travers la Norvège, nous sommes arrivés à Bergen mardi pour le Tour des Fjords, classé 2.1 UCI, soit le plus haut niveau auquel une équipe continentale a accès. Une épreuve à laquelle les meilleurs équipes mondiales, dites « World Tour » ont également accès, et c’est ainsi qu’on retrouve au départ les formations Cannondale, Tinkoff-Saxo, et Katusha. Une chance de participer à une telle course, la plus relevée de ma carrière à ce jour ! Le décor de l’épreuve est splendide, au cœur d’une des plus belles régions du monde, les grand « Fjords » dans l’ouest de la Norvège. Des routes taillées entre mer et montagnes, sous un soleil presque inhabituelle puisque Bergen est une des villes les plus « pluvieuses » du monde, avec environ 320 jours de pluie par an ! Avec une semaine de beau temps, les organisateurs, comme les coureurs et suiveurs, peuvent s’estimer heureux !

La première étape démarrait sur le port de Bergen, à côté des célèbres maisons de pêcheurs colorées.

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Il y a du monde, ce qui sera le cas sur de nombreux points du parcours, villages ou sommets de cols. Les Norvègiens aiment le vélo, et supportent des champions comme Thor Hushovd, Edvald Boasson Hagen, ou Alexander Kristoff (vainqueur de Milan San Remo et présent sur la course). Dans le sillage de ces coureurs de top-niveau mondial, la base de la pyramide est dynamique avec des équipes de jeunes performantes (des juniors vainqueurs sur des Coupes du Monde), et 5 ou 6 équipes continentales principalement composés de coureurs espoirs (-23ans) qui s’aguerrissent.

C’est précisément ces équipes norvégiennes qu’on retrouve le couteau entre les dents dès le départ, pour intégrer l’échappée du jour. La bagarre fait rage et les attaques fusent, on roule à plus de 50km/h de moyenne pendant les 20 premiers kilomètres. Je remarque également la fougue d’un Africain de MTN-Qhubeka, le champion d’Ethiopie T.Grmay. Les équipes Worlds Tour se mêlent aux attaques, avec pour but de placer un coureur à l’avant, pour éviter de devoir rouler en tête de peloton.

A la faveur de routes sinueuses le long d’un Fjord, 9 coureurs font finalement le break, après une heure de course. Le peloton souffle, et ralentit son allure, alors qu’on aborde une ascension de 5kms assez raide. En manque de rythme de course, j’ai subit ce début de course, et suis bien content de ce scénario « classique » des courses pros.  Mais avec 9 coureurs à l’avant, le peloton ne temporise pas longtemps, et les Katusha placent rapidement 2-3 coureurs à l’avant pour faire le tempo. Un rythme déjà soutenu qui met le peloton en file indienne dans le second col. On passe sous de nombreux et parfois long tunnel, où l’on a l’impression de manquer d’air. Cannondale prend la relève en tête de peloton, alors que l’hélicoptère et la télé font leur apparition pour les 50 derniers kilomètres. Le rythme s’accélère, je ne suis pas au mieux et j’ai guère d’espoir de franchir avec les meilleurs le dernier col qui bascule à 10km de l’arrivée. Je travaille donc pour mes leaders Sebastian Balck et Alex Wettehall, en les replaçant le plus haut possible. Mission accomplie puisque j’aborde avec Alex le dernier col dans les 20 premiers. L’allure est constante et rapide, nous avalons l’échappée. Je résiste mieux que je pensais, mais après 5kms à fond, je lâche prise à 500m du sommet seulement …

Une cinquantaine de coureurs plongent sur le Fjord et se disputeront la victoire, qui revient au Belge J.Baugnies de l’équipe Conti Pro Wanty. Je note surtout la seconde place du Danois Magnus Cort Nielsen (Team Cult), et la troisième du norvégien Sonder Holst Enger (Sparebank). deux espoirs qui devraient logiquement rejoindre des grosses écuries la saison prochaine. Nos deux leaders terminent bien, dans le top 20. Je termine dans un second groupe à 3 minutes. Avec des sensations pas terribles j’étais proche d’accompagner les meilleurs, ce qui me laisse tout de même optimiste.

Victoire collective sur La montagne suèdoise « Kinnekulle »

Après une première partie de saison effectuée sur des terrains légèrement vallonnés, j’enchaîne cette semaine des épreuves « montagneuses ». Rien de comparable aux grands cols des Alpes, mais suffisamment pour me dépayser après des semaines d’entraînement à Uppsala, où il est impossible de trouver une côte de plus de … 500m ! Continuer la lecture de « Victoire collective sur La montagne suèdoise « Kinnekulle » »

Smack series : Dalby, 1ère victoire !

Après 3 jours de coupure suite à ma chute à la Scandinavian Race, j’ai repris l’entraînement mercredi dernier. Rien d’énorme en terme de volume, j’ai plutôt axé mon entraînement sur des intensités courtes, sentant que les longues courses de 200kms effectuées depuis le début de la saison m’ont « diésélisé ». Après une semaine d’entraînement, cette épreuve « Linje » (en ligne) des Smack Series tombait à pic pour une « reprise » des courses. Continuer la lecture de « Smack series : Dalby, 1ère victoire ! »