Equipe UCI 2017 : Memil Pro Cycling

Mon équipe 2015 et 2016, Bliz Merida, change de sponsor principal, et devient en 2017 « Memil Pro Cycling ». Memil est une entreprise suédoise concevant des vélos et des roues, manufacturés à Taiwan.

L’équipe est toujours enregistré en « continental », la 3ème division mondiale. Administrativement, nous sommes enregistré au Koweit…suite à une offre de partenariat avec la fédération de cyclisme locale. Dans les faits, l’équipe conserve une identité nordique, avec une base en Suède. Mais l’effectif est cosmopolite, avec 2 norvégiens, un finlandais, un hollandais, un britannique, un suédois, un DS irlandais, un français basé en Suède…

Memil nous apporte ainsi un très gros soutient matériel, avec pas moins de 5 vélos par coureur : 2 vélos de course, un vélo d’entrainement, un vélo de contre-la-montre, et un vélo de cyclo-cross ! J’ai couru en Grèce avec le modèle 2016, qui s’est évidemment fracassé lors de l’impact avec la moto.

L’équipe a réceptionné les nouvelles machines directement sur place, à l’occasion du Tour de Taiwan (UCI 2.1), qui se déroule actuellement. L’équipe a été présenté à l’occasion de la conférence de presse du Tour de Taiwan.

C’est notamment pour cela que cette course constituait un gros objectif personnel et collectif. Il s’agit de faire bonne figure devant notre sponsor, qui a beaucoup investi dans notre équipe. En outre, nous espérons plusieurs invitations sur les plus grandes courses asiatiques, et de bonnes performances à Taiwan ne peut que renforcer nos chances d’obtenir ces précieux sésames. La course est télévisée sur des chaînes asiatiques, et sur Eurosport en Europe.

C’est donc une énorme déception d’avoir du mettre une croix sur ce rendez-vous. Mais la saison s’annonce longue, avec d’autres belles courses à venir…

Yannick à l’attaque. L’équipe s’est montré très offensive sur les 3 premières étapes.

Se remettre en selle

Deux semaines après l’accident, je me suis fait retiré aujourd’hui les fils des 7 points de sutures au majeur. Suite à ces deux semaines d’immobilisation totale, il va falloir maintenant un peu de temps pour retrouver de la mobilité dans le poignet, la main, et les doigts. Le tendon extenseur étant abîmé, il faudra plusieurs semaines avant que mon majeur puisse fonctionner normalement. A partir d’aujourd’hui, je peux enlever l’attelle plusieurs fois par jour pour faire des exercices de rééducation.

Voici quelques (belles) images du GP de Rhodes…

Alors que je devais m’envoler demain pour Taiwan, je n’ai pas eu d’autre choix que de déclarer forfait. C’est dur à encaisser car le Tour de Taiwan (26-30 mars, UCI 2.1) constituait mon objectif de début de saison, et j’étais sur de bonnes bases pour y arriver en forme. Une grosse déception, auquel je ne suis pas habitué. C’est la première blessure de ma carrière, et plus généralement la 1ère fois que je rate une course majeure de mon équipe.

Cette course est particulièrement importante pour notre équipe. J’y reviendrai avec un article ce week-end, afin de présenter quelques changements.

Heureusement, j’ai une autre carotte pour accélérer ma convalescence: le Tour du Maroc (UCI 2.2), qui se dispute du 7 au 17 avril. Une course que j’aime beaucoup, suffisamment proche pour me motiver à enchaîner les séances d’home-trainer, et suffisamment éloignée pour que ma ma main puisse être opérationnel. Cela sera par contre probablement impossible de serrer fort le guidon et de sprinter.

Dans cette optique, je compte participer au stage de mon nouveau club Stockholm CK, qui se déroule du 30 mars au 2 avril dans la station balnéaire de Båstad au sud-ouest de la Suède. Ce rassemblement conviviale pourrait constituer un point de passage bénéfique avant le Maroc.

J’utilise le conditionnel, n’ayant aucune certitudes sur le temps de guérison. Les médecins suédois n’ayant pas vu l’ampleur des dégâts sur le tendon, ils se montre prudent et me donne des fourchettes hautes. Pour ma part, je suis plutôt optimiste, et j’ai besoin de me fixer des objectifs ambitieux.

Après une semaine de repos complet suite à l’accident, j’ai repris l’entraînement doucement, à l’intérieur. Au programme : renforcement musculaire et home-trainer.
Le printemps pointe le bout de son nez… mais le lac Mälaren est toujours bien gelé, et les pistes de ski ouvertes

L’idylle grecque brisée

Coup d’arrêt brutal dans mon début de saison, après avoir victime d’un grave accident dans le final du GP de Rhodes (UCI 1.2), dimanche 5 mars. Retour sur les événements de cette dernière semaine.

Jeudi 2 mars : départ pour la Grèce et escale sportive à Athènes

Tout va bien, tout est en place. Je me sens heureux et excité à l’idée de retrouver mon équipe, mes amis, découvrir de nouvelles courses dans un pays qui m’a toujours fait rêver. J’arrive à Athènes à 13 :30, et mon vol pour Rhodes, une ile grecque au large de la Turquie est prévue à 21h. Il fait grand beau, 17 degrés, c’est la première fois que je retrouve de telles températures depuis septembre. Je récupère et monte en vélo rapidement, laisse mes bagages à une consigne. Je me lance sur la 2×2 voies pour m’échapper de l’aéroport. J’ai la banane. J’adore cette sensation de découvrir un endroit inconnu a vélo. Mes sens sont en éveil, curieux de tout. Carte sous le nez grâce à mon compteur polar, je navigue sans problème et rejoins rapidement des petites routes, entre les oliviers. Je plonge sur la mer et commence à longer la cote.

J’ai prévu de faire le tour de cette péninsule (130km), en passant par le superbe Temple de Poseidon qui surplombe la mer, 50 kms au sud de l’aéroport.

La cote est superbe, la mer méditerranée conjugue les bleus, les pierres blanches des villages scintillent.  

Ma sortie se passe a merveille, je rentre au coucher du soleil à l’aéroport, ou je retrouve notre super staff irlandais Sean (Directeur Sportif) et Peter (Mécano).


Vendredi 3 et samedi 4 mars, l’avant course : L’idylle grecque se poursuit à Rhodes

Je dispose encore de deux jours complets avant la course. Premiers tours de roues sur l’ile de Rhodes en compagnie de mon coéquipier finlandais Hiski Kanerva. Nous parcourons 75 kms, la cote est belle et touristique, les terres sont vallonnées, sauvages, agricoles, et plus authentiques. J’aime beaucoup discuter avec Hiski, qui est curieux et cultivé. Son père est un journaliste sportif réputé en Finlande. Ce jour là, il me raconte le rôle joue par la Finlande lors de la seconde guerre mondiale. Comme tous les finlandais, Hiski a fait un an de service militaire.

Je partage ma chambre d’hotel avec le seul nouveau membre de l’équipe, le britannique Ben Heterington, 21 ans. Un bon mec, qui possède visiblement un gros moteur…

Présentation des équipes la veille de l’épreuve

Nous partons tous ensemble samedi pour un traditionnel « coffee ride » de veille de course, qui consiste en une sortie tranquille de 30 kms, avec une pause café, si possible avec un point d’intérêt. Puis direction la plage, nous piquons une tête avant de faire le plein de vitamine D. Je me sens bien physiquement, décontractée mentalement. Le bien-être, tout simplement.

Dimanche 5 mars : Gp International de Rhodes, UCI 1.2

Presque 200 coureurs au départ, avec des équipes continentales venues de toute l’Europe, et des sélections nationales. Le parcours est simple : nous faisons le tour de l’ile, soit 190 kms ! Il fait toujours grand beau.

Le peloton laisse filer une échappée de 2 coureurs puis roule par à-coups. Les hostilités débutent réellement a mi-course lorsque les turcs de Torku lance un coup de bordure.

Vigilant, je suis dans le premier groupe de 25 coureurs avec 3 autres coéquipiers. Mais les danois de l’équipe Virtuo-veloconcept, qui a de grandes ambitions après avoir été repris par le puissant Bjarn Riis s’est fait piéger et ramène le peloton.

Arrive la principale difficulté de la journée au km 130, un col roulant d’une quinzaine de kilomètres. Le peloton est nerveux, et je suis retardé au pied par une chute sans gravité. Je remonte des grappes de coureurs durant tout le col. Le cœur est haut comme je m’y attendais, mais je me surprends à être aussi facile. Je bascule sans problème dans un premier groupe réduit à 25-30 coureurs. J’affiche le meilleur temps de l’ascension sur Strava.

Plusieurs grappes de coureurs reviennent dans la descente, une soixantaine de coureurs vont se jouer la gagne. Il reste une quarantaine de kms, j’établis un plan avec mes 3 autres coéquipiers présents. Ben et Mikkel doivent accompagner les coups, Hiski et moi attendons le sprint.

Vent dans le dos, l’allure est très élevée. Ben m’épate alors qu’il provoque le bon coup d’une quinzaine de coureurs. Ils creusent l’écart, ca devrai être le bon coup. Je me réjouis pour Ben, et décide de ne pas faire le sprint pour une 17eme place. Mais les échappées se désorganisent complètement et nous les rattrapons finalement a 2 kms du but ! Je me remobilise, il faut que j’aille faire le sprint. Hiski me replace à l’avant. Il y a une bosse de 400m juste avant le dernier km. Je bascule en 3eme position, dans la roue de 2 coureurs de l’équipe Leopard. Dans un rond-point à 700 mètres de l’arrivée, les deux coureurs devant moi prennent a gauche, d’autres remontent a droite, je n’ai pas d’autre choix que de le prendre a gauche. On file vers l’arrivée à 60km/h. Je regarde par dessus mon épaule, le peloton est très étiré. J’ai une position idéale, je vais sprinter pour la gagne.

En levant la tête pour anticiper le dernier virage, je vois 2 motos de police se dirigeant droit sur nous. J’ai le temps de me penser « mais qu’est-ce qu’elles foutent là ! » ! J’ai le temps aussi de constater qu’elles roulent vite, très vite, et qu’elles n’ont du tout pas l’air de ralentir. Nous hurlons lorsque nous réalisons que la collision va être inévitable. Nous à 50-60 km/h, eux, au moins à 80-90 km/h. J’évite la première moto de justesse, et dans un ultime reflexe me déporte légèrement vers la gauche, au plus près des voitures, pour éviter une collision frontale avec la seconde moto.

Le choc est extrêmement violent. Je m’envole et atterris plusieurs mètres plus loin. J’entends un fracas monumental. Les deux motos tombent et fauchent plusieurs coureurs. Je suis conscient mais met du temps à réaliser ce qu’il vient de se passer. Ma première réaction est d’essayer de sentir mon dos, mon ventre, ma tête. « ok, je suis en vie ». J’ai très mal à mon bras droit, ma main, mes doigts et ma jambe droite. J’entends des coureurs hurler de douleur, et les spectateurs hurler d’effroi. Le policier qui m’a fauché me prend ma main gauche et reste à mes cotés. Les spectateurs commencent à le prendre a parti, le pointant du doigt et lui criant dessus. Mon DS Sean arrive et demande a tout le monde de se calmer. Je suis vraiment choqué par l’accident, j’ai l’impression que le traumatisme mental fait aussi mal que les douleurs physiques. L’ambulance arrive et m’emmène à l’hôpital.

C’est la première hospitalisation de ma vie. Je souffre de mon bras et mes doigts mais suis toujours parfaitement conscient. C’est la panique à l’hôpital, le docteur court de partout alors qu’une dizaine de coureurs arrivent sur des brancards. Il me check rapidement, et m’envoie faire des radios. Puis on commence à nettoyer mes plaies, et je suis proche de tourner de l’œil quand je vois mon majeur ouvert, déchiqueté. Pas d’antidouleur, pas de médicament, même pas d’eau, car on attend de savoir si on doit m’opérer quoi que ce soit. Ils me désinfectent et commencent à me recoudre le doigt, dans le moment le plus douloureux de ma vie. Le docteur revient avec les radios, m’osculte et n’arrive pas a croire qu’il ne m a toujours pas trouvé de fractures. Il me renvoie faires des radios, un scanner, des échographies. J’ai aussi une contusion au thorax qui les inquiète. Je parcours les couloirs de l’hôpital sur un brancard, revient vers le docteur orthopédiste, qui s’étonne de toujours rien trouver de cassé. Autour de moi, il y a des coureurs avec des jambes, des bras, des clavicules, des poignets cassés. Je reste 24 h en observation.

Premier diagnostique : à un doigt près …

…J’aurais surement été sur le vélo aujourd’hui pour la 1ère étape du Tour de Rhodes, au lieu de taper ce texte avec ma main gauche dans l’avion vers la Suède. En attendant des examens complémentaire, je m’en tire avec des contusions et hématomes qui ont déjà bien diminué, un bras, poignet, main douloureux et sous un gros bandage et une attelle, mais a priori sans fractures. Et 7 points de suture au majeur, avec un tendon abimé, nécessitant une immobilisation quelques semaines.

Mais a quelques centimètres près…J’étais percuté frontalement par cette moto et aurait pu finir dans un état bien pire…

Alors j’essaye de mettre l’immense déception et frustration sportive au second plan, réaliser ma chance et de retrouver ce fameux bien être, sans le vélo.

J’ai visité la splendide enceinte médiévale, percée de sept portes majestueuses, qui entoure la vieille ville de Rhodes. Je suis aussi tombé sur des festivités locales, célébrant l’anniversaire de l’indépendance des villes grecques vis-à-vis de la Turquie…

J’ai aussi enchainé des parties d’échec avec mes coéquipiers.

L’organisateur nous a expliqué que ces deux motos de police n’avaient strictement rien à voir avec la course, et se rendait en urgence au stade de foot pour une bagarre … L’accident a fait grand bruit a Rhodes, et pas mal de gens m’ont accosté, désolé, devinant que j’étais une des victimes.

Jeudi, mon vol Rhodes-Athènes fut retardé à cause d’une tempête et j’ai loupé mon vol pour Stockholm. Pas de vol avant vendredi 13:45. La galère. Non, la chance ! J’ai filé au centre d’Athènes, trouvé une auberge de jeunesse, et suis aussitôt aller boire un coup avec des « backpackers » barbus du monde entier. Ce matin, je suis monté sur la mythique colline de l’acropole et visité cet exceptionnel site antique, avec son majestueux Parthénon. De quoi se changer les idées, et garder l’envie de revenir en Grèce.

Retour sur le Japon… avant d’attaquer la saison !

Avant d’évoquer le début de saison, je souhaitais revenir sur mon voyage au Japon, qui s’est donc merveilleusement bien passé, tant sur le plan sportif que sur le plan touristique. J’ai pu accumuler une cinquantaines d’heures d’entraînement en deux semaines, avec des premières intensités sur la fin du séjour. Ma forme s’est bien améliorée, je ne serais pas au top pour la reprise dimanche à Rhodes en Grèce (j’y reviendrai très vite dans un prochain article), mais je suis dans les temps.

Au régime japonais

J’ai perdu quasiment deux kilos au Japon, plutôt naturellement avec les grosses charges d’entraînement, mais aussi grâce au régime alimentaire japonais. Mis à part au petit-déjeuner, où notre hôte Tom, en bon français, ne peut se passer de pain blanc, nous avons mangé « traditionnelle ». En résumé, moins gras et moins sucré. A l’évidence ce régime semble bon pour la santé, et il est extrêmement rare de croiser des individus en surpoids au Japon. Outre des atouts nutritionnelles indéniables, la gastronomie japonaise est délicieuse, bien différentes des nos habitudes européenne. Nous nous sommes régalés pendant deux semaines !

Tokyo, mégalopole de 36 millions d’habitants

Shinjuku

Nous avons profité de nos quelques jours de repos pour faire du tourisme, et avons découvert quelques recoins de l’une des plus grande ville du monde.

De la ville à perte de vue
Le fameux marché au poisson de Tokyo… les meilleurs sushis du monde !

Vue panoramique sur Tokyo depuis O-Daiba, l’une des îles artificielles, tête de pont de la ville construit sur la mer.
Nous sommes passés par le Cyclo-cross international de Tokyo sur la plage d’O-daiba, remporté par le français Steve Chainel !

Mont Takao

Durant une autre journée de repos, sous des averses de neige assez exceptionnelles pour la région de Tokyo, je suis monté à pied au pied au Mont Takao, un lieu culte et très populaire de Tokyo, parsemé de temples.

Cap sur la mer 

Nous avons bien variés nos parcours d’entrainement, empruntant presque jamais les mêmes routes durant 2 semaines ! La plupart de nos sorties nous emmenais vers les montagnes, sauf une. Nous avons traversé toute la banlieue ouest de Tokyo pour arriver sur la côte. Changement de décor assuré, durant une belle journée ensoleillée !

Belle sortie de 160 kms !

Mes deux acolytes

Quelques pruniers étaient déjà en fleurs

Voyage au Japon

Tom Bossis est l’un de mes amis de longue date, que j’ai rencontré dès mes débuts sur le vélo en 2008 à l’ECPBSGL. Après de brillantes années juniors et quelques saisons dans des équipes DN1, il a pris le goût du voyage et de l’aventure, ce qui l’a amené à s’établir au Japon. Depuis deux qu’il parcourt le pays à vélo, je regarde ses sorties Strava accompagnées de superbes photos, guettant la moindre fenêtre dans mon calendrier pour lui rendre visite.
Le moment est enfin arrivé, et j’ai pu bloqué les quinze premiers jours de février. Cela tombe à pic, car c’est une période où il est important de faire un gros stage d’entraînement. Durant ce mois-ci, les îles ensoleillés des baléares et des canaries deviennent littéralement colonisées par des cyclistes venant de toute l’Europe, et particulièrement de Scandinavie. Pour ma part, je suis heureux de trouver une destination autrement plus exotique pour combiner entraînement et découverte. J’étais déjà allé en Chine, en Indonésie, et je découvre avec excitation un nouveau pays d’Asie. Tom, qui effectue son retour à haut-niveau est aussi dans une période d’entraînement intense. Avec son équipe franco-japonaise, il s’apprête à disputer la Tropicale Amissa Bongo au Gabon, la plus grande course africaine.

Ayant pris du recul avec le cyclisme de haut-niveau l’an passé, Tom s’est lancé dans une activité qui lui convient à merveille, guide de groupe cycliste. Il a donc déjà bien sillonné le pays du soleil levant, en connais les us et coutumes. Il n’a pas trainé pour s’intégrer, puisqu’il parle déjà couramment japonais. Il me rétorque que je parle bien suédois, mais l’entendre parler de facon fluide le japonais est autrement plus impressionnant ! Tom est aussi un fin connaisseurs des cartes, capable de concocter des parcours en prenant en compte des tas de paramètres… de la topographie idéale pour tel ou tel type d’entrainement, la météo, sans oublier bien sur les plus beaux points de vue et curiosités culturelles. Nous concevons tous les deux le vélo à travers le voyage, le partage et la découverte, et même à haut-niveau, ces aspects demeurent de réels motivations dans notre pratique.

Nous en prenons donc plein les yeux.

« Nous », car j’ai embarqué dans cette aventure un copain hollandais d’Uppsala/Stockholm, Jacob. J’ai partagé beaucoup d’entrainement dans le froid suédois, il possède une grande ouverture d’esprit, ce qui enrichit nos conversations et fait passer les heures d’entrainement plus vite ! L’an passé à la même époque, nous avions par exemple roulé par -15 degrés durant 5h…

Voici quelques images de la première partie du séjour, bien que mon vieux smartphone peine à reproduire la beauté des lieux.

Sortir de la ville

Tom habite dans la banlieue ouest de Tokyo, du côté des montagnes. Bien placé pour s’évader donc, mais il faut quand même traverser 15 à 25 kms de zone urbaine avant d’être au pied des montagnes. La mégalopole de 37 millions d’habitants ayant stoppé net sa progression au pied des montagnes, on passe de zone urbaine densément peuplé à zone rural sauvage sans transition. Le contraste est saisissant.

En route vers les montagnes
Tom connait tous les chemins de traverse pour sortir de Tokyo
Quelques pistes cyclable permettent de quitter la ville tranquillement. Au fond, le Mont Fuji enneigé, visible depuis Tokyo.

Le Mont Fuji

Volcan culminant à 3776m d’altitude, il est un haut-lieu du Japon, à bien des égards : symbolique, touristique, scientifique, religieux….  Surpassant le reste des montagnes japonaises, il peut surgir dans le paysage depuis une multitude d’endroits. Sa forme atypique, conique et massive, ne laisse jamais indifférent.

Le Mont Fuji en point de mire, durant une superbe journée ensoleillée et enneigée
Panorama sur le sud de Tokyo à gauche, la mer au centre, et Mont Fuji à droite.

Une longue sortie d’entrainement nous a emmené au pied du Mont Fuji, à 1000m d’altitude, où l’on a pu admirer sa base impressionnante.

Des cristaux de glace sont repoussés sur les rives du lac Yamanaka, au pied du Mont Fuji

Les temples 

Ils sont souvent perchés dans les montagnes, et il faut emprunter des routes improbables pour y accéder. Certaines routes défient les lois de la gravité, comme celle menant au somptueux temple shintô de Mitake. C’est tout simplement la montée la plus raide que j’ai jamais effectué, avec ses 2,2 kms à 18% de moyenne, et des passages à plus de 25% !

Tom, notre guide hors-pair !