En Finlande et au Danemark avant les Frances

J’ai déjà pas mal couru durant ce mois de juin (9 courses), avec une période forme fin mai qui s’est prolongée 2-3 semaines.

Les 3 jours de Stockholm inauguraient le mois de juin, avec 2 critériums et une course en ligne. Les circuits plutôts faciles ne permettaient pas de faire la différence, et je me suis surtout servi de ce week-end comme mini-bloc d’entraînement, en roulant 2h avant chaque course. Ne pouvant que peu rouler la semaine, je me dois de rentabiliser les week-ends.

Une de mes nombreuses, vaines, tentatives d’échappée ce week-end là.

Les deux week-end suivant avec mon équipe continentale Memil-CCN constituaient des objectifs plus importants. En Finlande, pays où l’équipe est enregistré, nous avions le devoir de faire bonne figure. Sur les 3 course, nous nous mettons à la planche au service de notre sprinteur anglais Jacob Tipper, qui termine 2ème, 1er, et 2ème. Mission accompli, car au delà des résultats, nous avons assumons nos responsabilités et laissés une solide impression.

Tipper 2ème …
Puis 1er le lendemain !

Au Danemark, la configuration est différente : les 2 courses sont classés UCI 1.1, avec des équipes World Tour (1ère division) et Pro Conti (2ème division) au départ. Les excellents équipes continentales (3ème divisions) danoises, norvégiennes et hollandaises font mieux que compléter le peloton, ayant clairement le niveau pour gagner.

La première course est « Fyen Rundt », le tour de l’île de Fionie, une belle course longue de 200kms, que j’avais terminé à 7ème place en 2015. La course est rapide, les belges de Sport Vlaanderen – Baloise loupant la 1ère échappée avec 8 fortes équipes à son bord. Ils se démènent pour rentrer, avec l’aide des norvégiens de Joker. Le regroupement intervient après 120 kms, et la course devient décousue avant que Trek-Segafredo, dont la plupart des coureurs étaient en reprise après le Giro, ne prennent les choses en main. Ils contrôlent le reste de la course et emmènent Mads Pedersen à la victoire. Pour ma part, j’ai des sensations moyennes mais connaissant bien le parcours, je parviens à m’accrocher aux bons endroits, et termine dans le peloton réduit à une quarantaine de coureurs, 26ème. Une bonne course, 203 kms à 45,4 km/h de moyenne !

Victoire au sprint du champion du Danemark Mads Pedersen (Trek), devant Jesper Morkov (Quick-Step)

Le lendemain, le GP Horsens Posten proposait un profil beaucoup moins roulant et est considéré comme la course la plus difficile au Danemark. Le parcours est juchés de côtés courtes mais raides, séparés par des portions exposés au vent sur de petites routes sinueuses. En somme, aucun répit. Dans un bon jour, je sais que ce type de parcours peut me convenir et je suis bien motivé au départ. Comme prévu, la course est rapide et débridée. Je me fais éjecter du peloton à la mi-course sur un coup de bordure des Trek-Segafredo mais me maintiens bien dans la course et les morceaux se recollent plus tard. A ce niveau là, il n’y a que de bons coureurs, et cela favorise les regroupements. J’aborde le circuit final dans un peloton réduit à une quarantaine de coureurs. Il me manque un brin de force, ou d’audace, pour accrocher le groupe qui se détache à 20kms de l’arrivée. Dans une arrivée en bosse, je prends la 4ème place du maigre peloton, la 18ème de la course. Une place dont je me satisfais amplement après une course aussi âpre et difficile !

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