Coupe de Suède/Danemark

J’ai couru le week-end dernier deux manches de l' »Öresund Cup », qui rassemble les meilleurs coureurs danois et suédois, dans une série de courses se déroulant de chaque côté du pont de l’Öresund reliant le Danemark à la Suède.

Le samedi 22 juillet avait lieu « Ringenlöppet » dans la région de Malmö, course faisant aussi partie de la Coupe de Suède. La densité de bons coureurs est cependant beaucoup plus importante au Danemark, pays qui compte de nombreux pros répartis dans 5 équipes continentales. Sur ces courses assez plates, exposées au vent, les collectifs danois rodés aux bordures font vraiment la différence. Désormais habitué à ce genre de course, j’essaye d’anticiper les coups de bordures en me plaçant le plus près possible de la tête de peloton. Les danois s’en donnent à coeur joie, et font exploser le peloton dans les 30 premiers kms.

L’équipe Riwal à la barre

Les bordures font la sélection. Nous sommes d’abord 25 en tête, puis une douzaine. Moment critique pour moi, car notamment entouré de 3 coureurs de Riwal, 3 Giant Castelli, 3 Coloquick-Cult. Je sais qu’il ne faut pas rater l’ultime l’échappée et multiplie les efforts.

Attaque sur attaque !

Cela paye puisque je m’échappe avec un coureur de chacune de ces équipes. J.Aaen (Riwal) ne veut pas rouler, prétextant que les deux autres danois sont plus rapides que lui … un peu gonflé venant d’un coureur ayant remporté de nombreuses courses UCI et ayant passé 4 ans en World Tour chez Saxo-Bank…

Je passe de bons relais, la situation étant malgré tout la meilleure possible pour ma part, accompagné d’un coureur de chacune des équipes majeures. Je le paye dans un sprint ultra rapide vent de dos, et termine 3ème.

 

Un sprint à 68km/h !

Une course rapide (44,6 km/h de moyenne) et difficile. Bien en jambes, je me suis vraiment bien défendu face aux puissantes équipes danoises. Je me replace au général de la Coupe de Suède (3ème), et au classement des sprints (2ème), avant la dernière manche qui aura lieu fin août.

Podium, entouré de pros danois

J’enchaînais le lendemain avec une course similaire, « Trampenlinjet », 145 kms, exposé au vent, et un beau peloton de danois et suédois. Le scénario est semblable à la veille, avec les équipes danoises lançant des coups de bordures, réduisant le peloton à 25, puis une douzaine.

Comme la veille, je me retrouve alors isolé face à 3 équipes en surnombre, Giant-Castelli, Riwal et Coloquick-Cult. J’espérais qu’ils déclenchent la bagarre finale plus tard, et que l’on continue à tourner à 10, mais ils ne peuvent pas s’empêcher d’attaquer et nous partons à 5 à la mi-course. Je comprend alors qu’il va être dur de résister, il faut que nous roulions à 44-45 de moyenne pendant 70kms pour résister au peloton.

Certains de mes compagnons d’échappées comptent leur coup de pédales, sachant qu’ils ont des coéquipier frais pour prendre le relai en cas de regroupement. Je n’ai pas d’autre choix que de prendre 1 relai sur 3 dans notre échappée de 5, et laisse pas mal de forces. L’avant-garde du peloton revient à 25 kms de l’arrivée, et un groupe ressort aussitôt. Je fais de l’effort et accroche cette nouvelle échappée, avec des nouveaux coureurs mais toujours issus des mêmes équipes danoises. Je pense alors vraiment que c’est la bonne, nous comptons presque une minute d’avance à 10kms de l’arrivée. Je me donne à fond, sachant que je ne peux de toute facon pas gagner le sprint face à des coureurs plus frais, mais si nous résistons je m’assure de revêtir le maillot de leader de l’Öresund Cup. Un jolie paletot avec une moitié de drapeau suédois, une autre du drapeau danois, et le pont de l’Öresund faisant la jonction.

Mais comme la veille, une pointure de l’échappée ne veut pas passer, cette fois-ci Rasmus Quaade (Giant-Castelli), médaillé olympique en poursuite par équipe aux derniers JO. C’est compréhensible, il sait qu’il n’est pas le plus rapide de l’échappée et seul la gagne compte pour son équipe. Mais cela condamne notre échappée, rattrapée à 2kms de l’arrivée par un petit groupe, et je termine à l’arrachée, 10ème.

Encore une fois toute la course échappée, avec différents coureurs. Tactique offensive qui a presque fonctionné, je suis passé tout proche de ce jolie de maillot de leader, me heurtant finalement au surnombre des équipes danoises. Celles-ci font partie des meilleures équipes continentales, occupant par exemple la majeure partie des top 20 des courses UCI francaises auxquelles elles participent.

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