Bonne série de courses avec Stockholm CK

J’ai enchaîné pas mal de courses depuis le Tour d’Estonie. La forme était bien présente et je me suis fait plaisir ! Retour sur ces deux semaines de courses, avec mon club Stockholm CK.

Le mercredi 31 mai, je me suis rendu en vélo (40kms) à une course des Smack series dans la campagne entre Stockholm et Uppsala. 60kms de course où je ne n’ai pas ménagé ma peine, ces « Smacks » en semaine servant avant tout d’entraînement qualitatif. La dimension compétition ajoutant naturellement (beaucoup) d’intensité. C’est parfait pour moi, qui n’est pas un adepte des entraînements intenses seul, ne faisant quasiment jamais de séances de fractionnés. Je fait la course devant, et même si il ne s’agit que d’une course de niveau régionale, il n’est pas facile de faire la différence sur ces circuits roulants, face à des coureurs suédois qui sont puissants sur le plat. Ayant d’excellentes jambes ce jour-là, j’arrive toutefois à gagner en solitaire.

Le week-end suivant avait lieu une course par étape, les 4 jours de Stockholm. La 1ère étape était un contre-la-montre, remporté par le champion de suède de l’exercice A.Wetterhall. Finissant en milieu de tableau, je suis déjà hors du coup au général. Le dimanche se déroulait une course en ligne sur une distance de 100 kms. Je loupe la bonne échappée dans un premier temps, mais parvient à faire le saut pour rentrer devant, profitant des quelques petites bosses du parcours. Nous sommes une douzaine pour la victoire, et je commet l’erreur de lancer le sprint de trop loin. Je me vois gagner, mais 2 coureurs me passent d’un souffle dans les 10-20 derniers mètres.

La 3ème étape consistait en un critérium le lundi soir, sur le circuit automobile de l’aéroport d’Arlanda. Impossible de faire la différence sur ce circuit où l’on ne peut pas mettre les gaz tant il y a de courbes et virages. Je finis dans le peloton, tandis que notre sprinteur du jour finit 2ème.

La 4ème étape était de nouveau une course en ligne sur un circuit légèrement vallonné. Présent dans des échappées la majeure partie de la course, je suis finalement repris à 10kms de l’arrivée. 3 coureurs vont se disputer la victoire juste devant le peloton, dont un de mes coéquipiers qui finit 2ème.

Enfin, j’étais en Finlande le week-end dernier, pour le plus important week-end de course du pays. Plusieurs équipes étrangères sont au départ, venant de Russie, des pays baltes, des Pays-Bas, etc. Une course en ligne lançait le week-end vendredi soir.

A 47,5 km/h de moyenne, aucune échappée ne prends le large. Je trouve l’ouverture à 5kms de l’arrivée, avec le champion de Finlande, qui est un excellent rouleur. On creuse un petit écart sur le peloton, avant que mon compagnon ne s’arrête de rouler dans les deux derniers kms. Je suis alors dans une mauvaise position et le peloton revient vite. je maintiens un petit tempo, et parviens à le refaire passer devant à 1km de l’arrivée, alors que le peloton est sur nos talons. A 800m de l’arrivée, le peloton recolle, mais est en file indienne, et je tente alors le tout pour le tout en attaquant, profitant d’un final en légère montée. Je fais le trou directement, mais évidemment le peloton fonds sur moi irrémédiablement dans les derniers hectomètres. Alors que je me voyais gagner le week-end précédent avant d’être dépassée dans les ultimes mètres, je n’y crois pas trop cette fois-ci… mais je donne vraiment tout.. asphyxiant complètement mes pauvres jambes… et c’est gagné ! 

Samedi avait lieu un critérium à Lahti. 1h de course + 5 tours. La course est très intense, je me retrouve devant très tôt, mais isolé face à plusieurs coureurs de la meilleures équipe finlandaise, TWD-Länken. Ils me mènent la vie dure, et raflent toutes les primes. Je me fait violence pour rester au contact, et parviens à finir 2ème de la course.

Enfin, dimanche se disputait la plus ancienne course du pays, « Borgåloppet », dans la ville de Porvoo. J’avais terminé 2ème en 2015, et je suis très motivé pour faire mieux. Je tente énormément, mais suis énormément marqué par mes adversaires, qui ne veulent même pas rouler avec moi la plupart du temps. Entrave personnel, mais avantage collectif : cela profite à mes coéquipiers, qui disposent de plus de libertés, et Nils Penton intègre la bonne échappée après une centaine de kms. Nous lui faisons confiance, et bloquons les tentatives de contre. Dans le final, nous revenons à 1 minute, et je tente de faire le saut. Je suis longtemps en contre seul, sans parvenir à revenir, et termine 9ème de la course, alors que mon coéquipier prends une belle 3ème place, concluant un excellent week-end pour Stockholm CK ! 

Tour d’Estonie

J’ai disputé ce week-end le Tour d’Estonie (UCI 2.1), qui comportait ses deux traditionnelles étapes : une étape en ligne longue de 218 kms, entre la capitale Tallinn et la ville universitaire de Tartu, et une étape sur un circuit urbain difficile à Tartu (173kms). Le week-end est complété par une épreuve de masse mêlant les pros du Tour d’Estonie à quelques 3000 pratiquants de tous niveaux, le Tartu Rattaralli (135kms).

La 1ère étape est généralement décisive pour le classement général, et donc considérée par les équipes comme une course d’un jour, qui se donnent à fond du début à la fin sans penser au lendemain. Avec un léger vent de 3/4 dos, la moyenne de cette étape est de … 47,5 km/h !

Je me savais en forme, et les jambes répondent bien le moment venu. Je prends du plaisir à faire la course, en accompagnant les nombreuses échappées qui se font et défont. Après une centaine de kms à 50km/h de moyenne, nous sommes une dizaine de coureur à enfin prendre un peu de champs. Il y a pas mal de costauds, ca ressemble vraiment à l’échappée du jour, et je me réjouis un peu trop vite d’en faire partie… car il manque une grosse équipe à l’appel, Minsk Pro Cycling. Les biélorusses ne sont pas du genre à baisser les bras, et engagent un bras de fer avec notre échappée. Ils auront le dernier mot et nous sommes finalement repris. 2 coureurs profitent du regroupement pour prendre du champs, et je me lance à leur poursuite, un peu à contre-temps, espérant emmener quelqu’un avec moi pour boucher les 50 secondes d’écart. Mais le peloton veut vraiment souffler et me laisse partir en « chasse-patate ». Je reviens à 20 secondes de l’échappée, alors que le peloton est une bonne minute dernière. Je plafonne et les deux devants ne veulent pas m’attendre, et je me relève pour attendre le peloton après avoir pris des points au 1er GPM du jour.

Arrive alors la partie de la course que je redoutais, un secteur sur une route gravier annoncée en très mauvais état… Les vibrations sont insupportables pour ma main toujours en convalescence, et je suis à la dérive tenant mon guidon seulement avec ma main gauche. Un groupe d’une quinzaine de coureurs se fait la malle, et le temps que le peloton s’organise, attendant plusieurs leaders qui ont crevé, compte déjà deux minutes d’avance.

Le peloton se morcelle sur le secteur gravier

Le peloton renonce rapidement et termine à plus de 4 minutes du vainqueur, le jeune et très prometteur estonien Karl-Patrick Lauk. Je termine 31ème, frustré de ne pas avoir pu tirer profit de ma bonne forme.

La seconde étape fut de nouveau un feu d’artifice d’attaques : tous les coureurs ayant fini dans le peloton à 4 minutes la veille se voyant bien gagner l’étape au sein d’une échappée. J’ai encore une fois d’excellentes sensations, je me sens à l’aise, ce qui est appréciable sur un circuit urbain si exigeant. Légèrement à contre-temps la veille lorsque la bonne échappée est partie, je ne loupe pas le coche cette fois-ci et flaire le bon moment, celui où tout le monde en a marre de cette allure infernale et veut souffler.

Je m’échappe avec 3 autres coureurs représentants des équipes majeurs d’Europe de l’Est : Minsk, Kolss (Ukraine) et Rietumu (Lettonie). Le russe Eduard Vorganov, longtemps chez Katusha et qui finit sa carrière à Minsk, donne le tempo.

Dans la roue du puissant russe Vorganov

On écoute ses instructions, il a quand même finit dans le top 20 d’un Tour de France. Nous prenons jusqu’à 4 minutes d’avance.

Je remporte le sprint intermédiaire, mais loupe bêtement le coche sur les GPM, alors que le maillot était envisageable.

Après 80 kms kms à 4, on nous signale qu’un groupe de contre d’une dizaine de coureurs s’est détaché du peloton, et mes compagnons d’échappée souhaitent l’attendre, ayant des coéquipiers en son sein. Mauvaise idée, puisqu’une fois repris, notre groupe est trop nombreux pour collaborer et nous sommes repris à 30 kms de l’arrivée.

L’échappée va se désorganiser une fois le contre revenu

J’ai veillé à bien m’alimenter durant cette longue échappée, et j’ai encore des forces dans ce final décousu. J’attaque dans la 1ère bosse du circuit, le peloton est en file indienne, mais je ne parviens pas à créer un nouveau groupe d’échappée. Dans la bosse suivante, à 12 kms de l’arrivée, c’est l’Estonien Gert Joäär, qui évoluait ces dernières années dans l’équipe cofidis, qui attaque sèchement. J’ai un peu reculé suite à mon attaque, et quand je l’aperçoit au loin je devine qu’il va être inarrêtable. J’attaque pour tenter de revenir, mais notre groupe de contre ne s’entend pas. Le peloton sprinte donc pour la deuxième place, et je finis 18ème, et 17ème du classement général.



Après 135 kms à 45km/h de moyenne, je termine la course du dimanche dans le peloton, Yannick concluant un bon week-end pour notre équipe Memil Pro Cycling en prenant la 3ème place.

Les jambes sont là !

Bien en jambe, je me fais plaisir en ce mois de mai, en enchaînant des courses diverses et variées !

J’ai couru le 9 mai la 2ème manche de la Coupe de Stockholm, une série de courses régionales qui se disputent les mardi soirs. Nous évoluons cette fois-ci sur un circuit automobile à proximité de l’aéroport d’Arlanda. La course, rapide et cadenassée par l’équipe du leader, s’achève par un gros sprint massif, et je termine 7ème. 

Je retrouvais le samedi suivant (13 mai) les couleurs de mon équipe continentale Memil Pro Cycling pour la 109ème édition de la Scandinavian Race (UCI 1.2) dans ma ville d’Uppsala. L’organisation annonce le plateau « le plus relevé de l’histoire de l’épreuve ». En effet, pas moins d’une quinzaine d’équipes étrangères ont fait le déplacement. C’est la 4ème année consécutive que je cours cette épreuve particulière avec son circuit urbain. Et je n’ai jamais eu d’aussi bonnes jambes… à l’aise physiquement, il me manque cependant de l’audace pour me battre constamment pour rester placer. J’ai peur de la chute et manque le bon coup. 24ème/150, vraiment frustré.

Les équipes continentales danoises dominent la course, Nicolai Brøchner (Riwal Platform Cycling Team) l’emporte devant ses compatriotes Morten Ollegaard (BHS – Almeborg-Bornholm) et Rasmus Quaade (Team Giant – Castelli)

Pour me changer les idées, j’ai couru l’épreuve de VTT le lendemain, tandis qu’un certain David Rebellin éparpillait tout le monde sur le très difficile critérium d’Uppsala et endossait la tunique de leader la Coupe de Suède…

Image insolite d’une « légende » du vélo David Rebellin, qui enfile le maillot de leader de la Coupe de Suède…

Le mercredi 17, j’enchaînais avec un manche « Smack », une autre série de courses en semaine. Je me dépense sans compter, j’ai vraiment envie de me faire mal et me servir de cette course pour préparer des échéances plus importantes il n’y a que 56 kms de course sur un circuit légèrement vallonné de 14kms. Je suis constamment échappée, avec différents coureurs, et réalise quasiment toute la course au seuil. Je parviens finalement à me détacher d’une ultime échappée à 2kms de l’arrivée et gagne en solitaire avec une poignée de seconde d’avance.

Le week-end du 20-21 mai nous sommes descendus avec mon club de Stockholm dans la région la plus au sud de la Suède, la Scanie, pour la 3ème manche de la Coupe de Suède. Un voyage long de 7h, autant dire que j’étais vraiment motivé pour faire une bonne course et rentabiliser ce voyage.

sortie décontraction la veille de la course à Ystad, en Scanie

155 kms sont à effectuer sur un circuit vallonnée (pour la Suède) d’une trentaine de kms. Le Danemark étant à 1h de route, la moitié du peloton au départ est danois, ce qui promet une course animée ! Et ce fut le cas, avec le vent qui durcit la course avec des coups de bordure. J’ai de nouveau de très bonnes sensations, et ne manque pas les bons coups qui se font souvent à la pédale, avec le vent et l’enchaînement des « talus ». A 30kms de l’arrivée, je me retrouve seul en tête avant de me faire contrer par deux coureurs dont le champion du Danemark de contre-la-montre M.Toft Madsen… une locomotive qu’il ne fallait pas laisser partir, et nous reverrons pas ce duo. Je parviens à ressortir de l’échappée dans le final avec un coureur danois et termine 4ème d’une course disputé de bout en bout, devancé par 3 coureurs d’équipes continentales danoises… Pas fait le voyage pour rien !

Une photo qui résume bien la physionomie de la course …

Enfin, j’étais hier au château de Djursholm pour la 3ème manche de la Coupe de Stockholm. le circuit, avec sa bosse de puncheur en guise d’arrivée me va comme un gant, et je remporte la course devant le sprinteur qui avait remporté les deux premières manches. Imbattable sur le plat, il était prenable sur une arrivée en bosse !

65 coureurs au départ dans la catégorie élite, un peloton vite écrémé par la bosse d’arrivée et l’allure rapide caractéristique des critériums.

On aime le Giro d’Italia en Suède : le leader de la Coupe de Stockholm porte un maillot rose !

Je suis maintenant sur le bateau entre Stockholm et Tallinn, afin de disputer le Tour d’Estonie (UCI 2.1) à partir de vendredi.

Retour en forme ?

Alors que le printemps tarde à arriver, -il a encore neigé cette semaine à Uppsala !-j’ai enchaîné les épreuves à tous les échelons : régionales, nationales, et internationales.

28, 29 et 30 avril : Courses UCI au Danemark et le retour des frontières en Europe …

Pour la 4ème année consécutive, je devais participer à ces épreuves phares du printemps en Scandinavie, 3 courses dans le nord du Danemark, rassemblant les meilleurs équipes de Scandinavie et d’Europe du Nord. Longues et piégeuses, ces courses m’ont souvent réussi avec plusieurs top 10. J’ai pourtant failli ne pas prendre le départ à cause d’une mésaventure qui ne m’étais jamais arrivée…

Jeudi matin, la veille de la première course, à l’heure d’embarquer sur le ferry entre Göteborg et Fredrikshamn, nous sommes arrêtés par un contrôle d’identité. Je sais qu’ils peuvent survenir, mais demeurent très rares. J’avais quand même pris ma carte d’identité, au cas où. La même que j’utilise depuis toujours pour tous mes voyages au sein de l’espace Schengen, espace (présumée…) de liberté de circulation pour les citoyens de l’Union européenne. Je présente mar carte, ne me doutant pas le moins du monde qu’on allais me refuser d’embarquer … le week-end précédent, j’étais allé en Finlande avec une compagnie de ferry similaire…sans aucun problème.

Mais l’agent de la compagnie de ferry, à quelques minutes de la fermeture de l’embarquement, me refuse tout bonnement le droit d’embarquer, exigeant mon passeport, que je n’ai pas… ! Je proteste vivement, la carte d’identité doit suffire pour circuler au sein de l’UE. Mais l’agent ne veut rien entendre, ni faire preuve de bon sens lorsque je lui montre ma bonne foi et une photo de mon passeport sur mon téléphone … Il avance qu’il s’agit de nouvelle règles propres à la compagnie de ferry, qui vient récemment de renforcer ses contrôles (vraisemblablement depuis l’attentat qui a frappé Stockholm le 7 avril). J’appelle le consulat de France à Göteborg, qui ne peut pas m’aider. Désabusé, Je suis obligé de prendre un train pour rentrer chez moi (à 500 kms de Göteborg) et de prendre un vol le jour suivant afin de participer aux courses de samedi et dimanche. J’ai du mal à comprendre ce qui m’arrive, tout cela me parait injuste … et surtout tellement ridicule ! Si j’avais été un immigré sans-papier j’aurais pu très bien m’allonger à l’arrière de la voiture et traverser sans aucun problème … A l’heure où les nationalismes montent en Europe, il est frappant de constater qu’une partie de la population soit prête à renoncer à une de libertés les plus élémentaires, mais chèrement acquise, celle de circuler librement !

Bref, après 3 jours de voyage entre la Suède et le Danemark, je peux au moins courir le samedi sur le GP de Viborg. La course explose sous l’effet du vent, et je suis dans un second groupe de 25-30 coureurs en chasse derrière le premier groupe d’une taille équivalente. Le reste des 180 coureurs sont éparpillés derrière. Nous grapillons du temps sur le premier groupe, et l’on se dirige vers un regroupement, lorsque le moto ouvreuse nous emmène sur une mauvaise route ! Demi-tour, puis stop, personne ne sait où aller ! La course est arrêtée dans l’attente des commissaires, mais le premier groupe court toujours ! Finalement, un nouveau départ est donnée, sans savoir si le premier groupe fut lui aussi stoppé. Le coeur n’y est plus, notre groupe abandonne complètement la chasse et devient un gruppetto … Dommage.

Le dimanche se disputait la course de Skive. Encore une fois le vent casse le peloton à plusieurs reprise. J’ai du mal à frotter et me positionner, et me retrouve plusieurs fois à boucher des trous. Après de multiples coups de bordure, 30-40 coureurs se détachent, et j’échoue encore dans le second groupe d’une trentaine de coureurs. L’écart est de plusieurs minutes lorsque nous arrivons sur le circuit final, et nous sommes priés de nous arrêter pour laisser place à la trentaine de rescapés.

J’étais donc loin de faire un résultat ce week-end, trop tendre physiquement et mentalement pour aller bagarrer à l’avant avec des danois et norvégiens rompus à ce genre de conditions.

Mais ces deux courses rapides m’ont bien fait progressé, et pour la première fois depuis Rhodes, j’ai de bonnes sensations lors de la première Coupe de Stockholm le mardi 2 mai. Offensif, je ne m’économise pas, et parviens tout de même à finir 2ème.

J’enchaînais le 6-7 mai avec un week-end à Göteborg. Le critérium vendredi soir est très technique, en plein centre-ville. Pas mon truc, mais je me fais violence et finis au sein des 25-30 rescapés sur 60 partants. Mon coéquipier britannique Ben, vainqueur d’une étape au Tour du Maroc termine bon 3ème.

Yannick capturé par l’excellent photographe Valentin Baat

Le lendemain, nous sommes toujours que 3 « Memil Pro Cycling » au départ de la course en ligne, mais réalisons une course pleine de maîtrise. Nous nous sentons tous les 3 forts et durcissons la course dès que l’occasion se présente. A 35 kms de l’arrivée, mon coéquipier hollandais Yannick part dans une bosse, et j’accompagne un contre de 4 coureurs qui se forme derrière lui. Nous faisons le trou avec le peloton, je suis dans une position idéal. Yannick fait un numéro et creuse l’écart avec les 4 poursuivants. A 20 kms de l’arrivée, le peloton se rapproche dangereusement de notre groupe et j’attaque pour essaye de rejoindre Yannick. Mais ce dernier a déjà creusé un écart d’une minute, que je suis incapable de boucher ! Je suis repris à 5kms de l’arrivée par le peloton, tandis que Yannick n’est pas inquiété et décroche une superbe victoire !

Je termine 6ème, en m’en voulant un peu d’avoir mal jauger la situation. J’aurais du faire le saut plus tôt pour rejoindre Yannick, mais j’avais surestimer les forces des coureurs du contre, à 4 contre 1, je ne pensais pas qu’ils allaient se faire distancer si vite par Yannick ! Nous repartons en tout cas très satisfait du week-end, c’est toujours satisfaisant de sentir que l’équipe a pu vraiment peser sur la course !

Yannick s’envole vers la victoire ! Bon week-end pour l’équipe !
Yannick avec un gros chèque de banque

Superbe course en ligne avec départ et arrivée en plein centre de Göteborg, deuxième ville de Suède :