#3 Tour du Maroc. Tétanisé par le froid !

L´étape du jour (160kms) nous emmenait dans les montagnes : depuis le départ à 400m d´altitude, nous montions progressivement jusqu´à 1600m, avant de plonger sur la ville de Fès.

Il fait 17 degrés au départ, mais je n´arrive pas à me réchauffer. Premier choc thermique comparé à la veille, mais l´allure élevée en début de course me fait transpirer rapidement. Les Marocains, les érythréens et Dubaï entre autres attaquent l´équipe turc du leader. Le peloton explose une première fois en 3 morceaux après le premier GPM au km 20, puis se regroupe. La pluie fait son apparition et les routes sont vraiment glissantes. Alors que le peloton a ralentis, je m´arrête pour dégonfler mes roues et récupérer mon k-way à la voiture. Un brouillard humide réduit la visibilité à 50m. Après avoir doublé toutes les voitures, je crois revenir sur le peloton mais c´est en fait un groupe de lâché, la course étant repartis de plus belle… Je dois ainsi chasser une quinzaine de kilomètres au milieu des lâchés et des voitures suiveuses avant de revoir le peloton. Les commissaires multiplient les barrages ce qui ne me facilite pas la tâche. Juste au moment où je rentre, je vois des coureurs au sol sur toute la largeur de la route, après une chute dans la seconde partie du peloton. De nouveau je dois fournir un gros effort pour revenir au contact, au km 80. Il reste alors une dizaine de kilomètres de montée avant de basculer définitivement. L´allure augmente, je serre les dents longtemps mais ne peut accrocher le premier groupe de 25 coureurs. Je suis dans un second groupe d´une vingtaine, qui ne collabore pas assez pour espérer revenir.

A partir de là, sur les hauts plateaux marocains, la course change de visage et chacun lutte pour survivre au froid. Il pleut et fait 3 degrés, et le brouillard est très épais. Mon corps est rapidement tétanisé par le froid, et le restera pendant 1h30. Je fais la descente en tête pour tenter de me réchauffer. En bas, je me retrouve avec les suisses, alors que les africains de notre groupe ont disparu. J´ai rarement eu aussi froid sur un vélo, alors je n´imagine pas la souffrance qu´ont du endurer les africains, qui n´avait pas de k-way. Je termine donc l´étape dans ce groupe, loin derrière le premier, ce qui m´écarte définitivement du classement général.

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