#3 & #4 Olympia´s Tour

Etape 3 : 130 kms d´échappée 

J´ai sorti la tête de l´eau sur cette 3ème étape, qui se déroulait pour moitié en territoire allemand.

La consigne au briefing était de prendre l´échappée. Dès le départ, je saute sur tout ce qui bouge, et ne ménage pas ma peine. Les jambes fonctionnent plutôt bien. A 3-4 reprises j´intègre un groupe de 3-5 coureurs qui fait le trou, mais de nombreux équipes veulent prendre place dans le bon wagon, synonyme de chance de victoire d´étape, mais aussi des mentions significatives dans les médias qui suivent la course. C´est en effet la seule course par étape de ce niveau au Pays-Bas, et les meilleures équipes hollandaises doivent se montrer d´une facon ou d´une autre pour décrocher audience et sponsors. J´insiste, couvrant plus de 10 kilomètres au dessus de mon seuil, et finalement prend part à l´échappée du jour avec 4 autres coureurs. Nous roulons fort pendant une vingtaine de kilomètres, le peloton restant à 15 secondes ! C´est l´équipe Jo Piels qui fait le forcing pour propulser un de ses coureurs à l´avant. Chose faite puisque l´un des leurs fait le saut avec un coureur de la réserve de Lotto Julbo. Nous sommes donc 7 à nous relayer efficacement, creusant un écart au delà de 2 minutes, ce qui est beaucoup aux Pays-Bas où toutes les courses se courent à 45 km/h de moyenne minimum !

tgkzxx6a75om A 40 kilomètres de l´arrivée le peloton met les gaz et revient à 1´30. Nous faisons de même pour tenter de décourager les équipes de sprinteurs et reprenons plus de 2 minutes à 25 kms de l´arrivée. Dés lors, notre avance fond comme neige au soleil, ce qui a pour effet de nous désolidariser … les attaques fusent mais nous conservons 30 secondes aux 10 kms. L´adrénaline de l´arrivée qui se rapproche me redonne des forces et je reste au contact des plus costauds du groupe, comme Thery Shir (BMC development Team). Nous sommes finalement avalés à 3kms de l´arrivée, par le train Parkhotel Valkenburg du sprinteur Stroetinga, victorieux pour la seconde fois.

Comme sur le Tour du Maroc, j´ai bien cru que notre échappée au long cours pouvais aller au bout … Ce fut une journées vraiment couteuse en énergie, avec certainement une grosse moyenne de watt, mais je me suis fais plaisir à l´avant de la course ! Je constate aussi que j´ai pris de la « caisse », étant capable de jouer les baroudeurs sur cette course très rapide, destiné aux purs rouleurs-sprinteurs.


Etape 4 : Un parfum de Kermess

La société belge 3M ayant mis un gros chèque sur la table pour pérenniser l´Olympia´s Tour, nous avions droit à une étape sur leurs terres, à Diegem dans la banlieue bruxelloise. Une étape typiquement belge, la seule un peu vallonné (1000m d+),dans le style des « Kermess ». C´est á dire que le parcours, entre portions á découvert venté, traversé de villages et virage/intersections à pleine vitesse, et secteur pavé, n´offrait peu de répit ! Comme la veille, beaucoup d´équipes veulent être représenter dans l´échappée, et la moyenne est de 47 km/h pendant les 90 premiers kilomètres, avant qu´une échappée s´en aille. La fin de la course suit un scénario standard, avec le peloton qui met en route progressivement pour avaler les échappées à 10kms de l´arrivée. Fatigué de la veille et pas inspiré par une arrivée de kamikaze, je me met au service de mon coéquipier Johan. Je tâche de le protéger du vent et de le maintenir en bonne position durant les 30 derniers kilomètres. Il ne trouvera malheureusement pas l´ouverture au sprint. Comme la veille, je finis en queue de peloton, content de barrer une étape de plus de cette course vraiment difficile !


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