#3 & #4 Dookola Mazowska

Les deux dernières étapes du Dookola Mazowska (= Tour de Mazovie) ont vu un dénouement semblable avec un sprint massif sur une arrivée identique dans la ville de Kozienice, au sud de Varsovie.

Mais leur déroulement fut bien différent. Après une seconde étape stressante, le peloton avait besoin de souffler et l´équipe CCC du maillot jaune a clairement voulu contrôler et gérer toute la journée à leur main. Pour cela il leur a suffit de laisser partir seulement 3 coureurs, et de gérer l´écart avant de revenir dans les ultimes kilomètres. Mon coéquiper Yannick est dans cette échappée, et manque de peu de revêtir le maillot des sprints intermédiaires.

Le sprint est donc inévitable après cette étape relativement calme. Chaque équipe essaye de se regrouper dans les 20 derniers kilomètres pour partir à l´assaut des premières positions. Beaucoup de coureurs sont frais, tout le monde veut aller faire le sprint, ce qui est le cas de figure le plus dangereux. Le peloton avance rapidement mais reste compact. Dans la mêlée et après avoir frôlé la chute plusieurs fois, notre équipe se disperse et je dois fournir de gros efforts pour me porter à l´avant. Mais je gère mal le timing et suis un peu trop tôt aux avants-postes. Des vagues remontent dans l´ultime kilomètre et je me retrouve enfermé. Hors du coup, je termine 25ème.

Partie remise lors de la 4ème et dernière étape. L´équipe CCC du maillot jaune Stepniak souhaite cette fois-ci laisser une échappée prendre le large, afin de priver ses adversaires directes des secondes de bonifications distribuées aux deux sprints intermédiaires et á l´arrivée. Le peloton est donc surexcité et les attaques s´enchaînent sans discontinuer, nous parcourons plus de 49 kms dans la 1ère heure de course !

Sentant que certaines équipes se fatiguent après une soixantaine de kilomètres, j´attaque juste après un GPM. C´est le moment idéal et je crée la principale échappée du jour, accompagné de 5 autres coureurs. Nous sommes proches de faire le break, car seul les allemands  de Rad-Net Rose roule en tête, pour donner à leur sprinteur une chance de remporter le dernier sprint intermédiaire. Après 30 kms de bras de fer, nous sommes rejoint. Dommage, c´était une situation idéale, d´autant plus que je me sentais très fort dans cette échappée.

Il faut donc se re-concentrer en vue d´un sprint massif. Après cette étape parcourue à 47,5 km/h de moyenne, la donne est différente de la veille : le peloton est étiré, tout le monde est dans le dur. Ce genre de sprint me convient mieux, mais si les rapides derniers kilomètres à 55-60 km/h avantagent ceux qui ont des plus grosses cuisses que les miennes … J´arrive cependant à trouver la position idéale, après une sacré lutte. Mais dans l´avant dernier-virage à 400m de l´arrivée, le biélorusse devant moi se rate complètement, à la limite de tomber. Il laisse un écart irrémédiable avec les 8 coureurs devant nous, et je termine 9 ème… les aléas du sprint. Sans regrets car j´avais fait le plus dur en obtenant un très bonne position avant le sprint. Juste de la frustration d´être passé à côté d´un super résultat.

Il faut donc se contentent de ces deux top 10 chèrement acquis dans des sprints massifs de haut-niveau. Et surtout, se contenter de rentrer en un seul morceau. avec les risques inhérents des sprints.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *