#2 Tour du Maroc. Longue journée sous la chaleur

195 kms au programme aujourd´hui. Marrakech était notre point de chute le plus au sud, et nous entamons désormais notre remontée vers le nord, par les terres. D´après les locaux, l´est du pays est plus chaud (comparé à la côte), et nous avons pu le vérifier encore aujoud´hui ! Nous avons beaucoup souffert de la chaleur hier et le mot d´ordre dans l´équipe était de rester tranquille en prenant soin de bien s´hydrater. Visiblement beaucoup de monde dans le peloton voulait faire de même et après quelques kilomètres une échappée de deux courageux satisfait tout le monde.

Le peloton entame ainsi une longue procession, simplement interrompu par un peu d´agitation lorsque le vent souffle de côté, où lorsque qu´un petit GPM est âprement disputé. L´allure est donc modérée, il y a très peu de changements de routes et de dangers. c´est presque une journée de récupération (de 200kms quand même …), où notre principale adversaire est la chaleur. Une journée idéale pour moi, je peux récupérer un peu des blessures de la veille. Outres les plaies qui brûlent mais ne sont que superficielles, le corps en général est toujours tendu, endolori, après une chute.

Je n´ai pas trop le goût d´aller faire le sprint et de prendre des risques face à une bonne centaine de coureurs relativement frais prêt à en découdre. La hantise de retomber, la peur des autres. Inconvénient des chutes, la confiance chute aussi ! Or, pour se jeter dans une masse mouvante de coureurs, lancé à plus de 50km/h, il faut avoir confiance en soi, mais aussi en les autres coureurs devant et autour de soi… Mais je dois quand même aller faire le sprint, pour conserver une bonne place au général et ainsi garder la voiture suiveuse dans les premières positions.

Nous sommes sur des routes larges, et ma stratégie est d´attendre le dernier moment pour remonter. A moins de 3 kms de l´arrivée, je vois au loin un rétrécissement, c´est le moment parfait pour remonter d´un coup avant que le peloton ne s´etire. Barry est à mes côtés et fais un gros effort pour me replacer dans les 5 premiers au rétrécissement. Je suis en position idéale, calé en 3ème position, et l´allure est trop rapide pour que des coureurs remontent autour de moi. L´arrivée est en faux-plat descendant sur une grande ligne droite large, avec un rond point à 600m de l´arrivée. Je passe ce rond point en seconde position, c´est parfait … mais une grosse vague le passe par la gauche et nous déborde complètement. C´est le français Thomas Vaubourzeix qui mène un train d´enfer pour son sprinteur Justin Jules, tout deux ancien membres de La Pomme Marseille et désormais dans une équipe continentale belge, Verandaclassic Ekoi. Je tente de m´insérer dans cette vague et échoue ainsi à la 12ème place. Ce qui est malgré tout correct avec une arrivée pas taillé pour moi.

Ce fut ainsi une journée sans encombre, peu coûteuse en énergie physique (120 puls de moyenne) et mentale. Il fallait bien ca pour récupérer d´hier et aborder un peu plus sereinement la suite des évènements.

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