1ère course de VTT !

Ca me tournait dans la tête depuis quelques mois. Ayant découvert le VTT l´hiver dernier, j´ai tout de suite accroché et naturellement été tenté par la compétition. Avec un calendrier très chargé de courses sur route, j´ai enfin trouvé l´opportunité d´essayer une course en toute fin de saison, « MTB adventure » à Södertälje au sud de Stockholm, sur une distance de 63 kms.

Le Cross-Country, seul discipline olympique du VTT (bien que toutes les autres se sont excessivement développées ces dernières années), est particulièrement exigeant physiquement et techniquement : il faut la force d´un excellent cycliste sur route dans les montées, et l´agilité d´un véritable descendeur sur des circuits de plus en plus techniques et spectaculaires.

C´est donc une discipline peu accessible pour le cyclisme de masse, qui est la priorité en Suède, dont les instances tâchent de développer le « sport pour tous » plutôt que l´élite. Une autre voie a donc été naturellement exploité en Suède, le VTT marathon. Il s´agit de courses en ligne, ou se déroulant sur des grands circuits (≈ 25 kms), alternant des passages techniques sur des sentiers forestiers, et des sections sans obstacles sur divers chemins ou prairies. La distance « reine » habituelle est de 50-70 kms pour une durée d´effort de 2h30 à 4h. Une coupe de Suéde (« Långloppscuppen ») s´est crée il y a quelques années, soutenu par un gros sponsor privé, mêlant sur les mêmes parcours l´élite et les cyclosportifs. Ce sont devenues de véritables épreuves de masses, attirant plusieurs centaines, voire milliers de participants.

Venant du cyclisme sur route, c´est donc la discipline la plus abordable : il faut de la force et de la « caisse », de l´endurance, que l´on travaille sur route toute la saison. Une technique approximative dans les « trails », les sentiers techniques, peut être (en partie) compensée sur des portions plus roulantes.

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La grosse différence par rapport à la route est sans doute le type d´effort qui est (presque) complètement individuel. Il faut gérer soi-même son effort, et il n´est jamais garantie de trouver des alliés avec qui se relayer sur les portions roulantes. Au top niveau sur la route, ce n´est d´ailleurs pas un hasard si les coureurs issus du VTT excellent contre-la-montre : Cadel Evans ou JC Péraud, pour citer des exemples connues. Les portions techniques, notamment en descente, permettent cependant de faire descendre les pulsations. Il faut se concentrer sur le pilotage du vélo face aux obstacles, plutôt que de simplement « tirer-pousser ». Passer ces sentiers rapidement et tout en souplesse est un art, et j´ai une grosse marge de progression dans ce domaine là. J´ai vraiment buté sur les « trails », où avec l´effort proche de la zone rouge, il est dur de conserver la lucidité et le relâchement nécessaire. Ce n´est pas comme lors d´un entraînement à allure modéré, où tout est plus facile. J´expérience donc l´importance de la technique en VTT, même sur des épreuves globalement roulantes comme celle-ci. (je termine avec 24 km/h de moyenne malgré 700 m de d+).

J´ai plutôt bien gérer mon effort, principalement dans les zones cardiaques 3-4. (164 puls de moyenne/184 max). Mon principal regret est de n´avoir pas pu démarrer avec les premiers. Je me suis élancé en queue d´une masse de 200 coureurs, et je n´ai jamais pu entrevoir la tête de course.

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J´ai donc remonté énormément de coureurs durant les 20 premiers kilomètres, avant d´être majoritairement seul sur les 43 kms restant, les écarts étant déjà important. J´aurais aimé partir avec les meilleurs, pas forcément pour l´opportunité d´un meilleur classement (j´aurais peut être pu finir ≈ 10ème plutôt que 17ème), qui m´importe peu maintenant, mais surtout pour constater l´allure requise pour jouer la gagne. A la lecture du fichier Strava, je me rend compte que je suis au moins aussi rapide que les 1ers sur les portions roulantes et en montées, alors que je concède quand même au final 15 minutes sur le vainqueur, et 10´ sur le 3ème … ! Outre le temps perdu dans les embouteillages du début de course, c´est donc essentiellement dans les parties techniques que se créent les écarts.

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